Jeune femme pleine de vie, grande de taille et perchée d'esprit. Avec la tête proche des nuages, au niveau des cimes, mais toujours les pieds bien sur terre, proche des racines.

 

Le regard est l'âme de mes yeux, toutes mes émotions y sont perceptibles.

Rêveuse et optimiste, je suis hypersensible et épidermique : tout me touche, le bien comme le mal, aussi profondément. Rien ne m'épargne. Et c'est un réel bonheur, même dans le sombre, car je vibre. Les vibrations d'un mot, d'un sourire, d'une larme, d'un regard, d'un silence... Rien de tel pour partager et sentir. Telles les vagues de la mer.

La mer, celle dont j'ai tant de mal à m'éloigner. La seule qui me recentre, m'apaise et me réconforte.
 

Un jour le diagnostic tombe : le syndrome d'Ehlers-Danlos (SED). Ma force, depuis toujours, bien avant même que le nom ne tombe. Le soulagement, la révélation. 
Ma différence, ma muse. Ce qui m'anime. De grandes ouvertures au monde et contraires au conformisme de notre société m'ont poussé à découvrir bien des aspects de la vie. Merci !

Une autre manière de me soigner, de penser, de travailler, d'agir.
 

Littéralement passionnée, imaginez maintenant des yeux qui brillent, qui pétillent et rayonnent, les miens. Voilà, je peux enfin vous transmettre l'entière émotion de ce qui suit :

A tout juste 21 ans, cela fait une décennie que cette vocation m'anime jours après jours. Qu'elle me pousse et me bouscule. Qu'elle me tire vers le haut. Le métier de mes rêves. Pour lequel je me donne tous les moyens, quitte à souvent les créer. Je me dépasse et me surpasse pour y parvenir. Un rêve : enseigner les Sciences de la Vie et de la Terre

Je viens d'obtenir une licence de biologie, écologie et géologie. Maintenant, place au master...
 

Je suis aussi passionnée par la musique et je m'intéresse à tout un tas de choses (les plantes carnivores; la langue des signes; la lecture; la philosophie, la psychologie...). J'aime beaucoup passer du bon temps à échanger et parler avec mes amis sur des sujets bien précis, philosophiques ou existentiels. 

Si cela vous enchante, vous pouvez me définir comme malade, dyslexique, folle, handicapée, perchée, allumée, sensible, douce ou grande gueule. Je suis tout cela en un seul corps.

Vous pouvez me traiter de gamine immature et colérique, de battante et courageuse de chaque instant, c'est seulement une vision différente.

Mais épargnez-moi un mot!  « Normale », cette norme, cette banalité sans montagnes russes, le train train quotidien, ce n'est pas pour moi. 
  

J'ai appris à me battre depuis l'enfance et à combattre pour me faire entendre. Et ce n'est que le début d'un long chemin ! Avancer, pavés par pavés. Traverser les tempêtes et profiter des accalmies.

Je déteste les cases dans lesquelles il faut rentrer. Quitte à se plier dans tous les sens. Ca tombe mal, avec ma grande taille et même si je suis hyperlaxe, j'aurais du mal à y rentrer dans cette case.

S'y confronter et refuser de s'y formater.

 

Le jour où un médecin m'a dit « avec ta santé, arrête de marcher », j'ai choisi de courir.

 

Mélanie. 

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Merci à Axelle pour la photo!

 

L'albatros

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées 
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

 

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, 1861.

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