Je viens de terminer une licence de biologie, géologie et écologie à la faculté des Sciences de Montpellier (UM2). (Comment fonctionne l'université?)

Je suis maintenant inscrite en master 1 à Nice. Ce master spécifique prépare au mieux au concours du CAPES, pour devenir professeur des Sciences de la Vie et de la Terre (SVT).  

Mais avant la fac, déjà passionnée par les SVT depuis le collège, j'étais toujours intéressée par les matières scientifiques. Toujours curieuse d'apprendre le fonctionnement de la subduction ou de la réplication génétique!
J'ai une bonne mémoire ce qui me permet d'apprendre assez facilement, mais je n'apprends rien si je ne comprends pas ou ne vois pas une d'utilité à ce que je dois apprendre. 
J'ai pas mal de difficultés avec ma dyslexie et dysorthographie, qui les jours de fatigue me jouent pas mal de mauvais tours. Mais cela n'empêche pas d'y arriver. D'ailleurs j'ai fait beaucoup de progrès depuis et j'ai même décidé de m'inscrire à l'examen du Projet Voltaire pour me rendre compte de mon parcours. Si peu que je retombe sur une copie de dictée en sixième, le contraste sera flagrant!
La maladie elle, est parfois plus compliquée à gérer. 

Au lycée j'avais d'ailleurs choisi l'option SVT pour l'épreuve du bac. 
J'ai obtenu mon bac scientifique avec mention en 2012. 

Je suis plutôt intéressée par la géologie et la physiologie: comprendre comment cela fonctionne plutôt que d'apprendre bêtement des noms de plantes ou d'organismes, comme en botanique ou taxonomie...
Comprendre le fonctionnement, l'anatomie, ce qui contrôle ces processus me passionne. 
Les maths ou la physique ne sont pas vraiment mes grands amis. Pourtant, à la fac il y en a encore beaucoup, beaucoup.

Par contre, je me suis trouvée une véritable passion pendant ma troisième année à la fac: l'herbier! C'était un travail à faire pour, au final, présenter notre projet lors d'un oral à la fin du semestre. J'ai décidé de poursuivre mon herbier et je continue d'y ajouter des espèces, peu à peu. 

Je souhaite aussi à terme approfondir mon apprentissage de la Langue des signes (LSF) et pourquoi pas l'utiliser au quotidien dans mon métier. 
Je participe dès que possible à des semaines de stages intensifs pour m'améliorer. 

Pour le plaisir, j'aimerais bien aussi étudier un peu de psychologie, de droit, de médecines, d'économie et de géopolitique. 

 

 

 

 

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Ancolie (Aquilegia vulagris)

Les études et la maladie

 Ce n'est pas facile quand votre futur métier vous impose des études assez poussées et longues.

D'abord, c'est vos parents qui se battent pour que le système ne vous exclue pas définitivement dès le plus jeune âge. Puis un jour c'est à vous à le faire, seul. 

C'est un véritable cérémonial à la rentrée : expliquer chaque année la même chose, faire exactement les mêmes papiers et chercher (longtemps parfois) les bonnes personnes pour faire avancer votre dossier. Ainsi de suite. 

Toujours autant énergivore.
Et puis ensuite faire accepter bon gré mal gré votre situation au quotidien.
Cela commence par les professeurs de sport au collège qui font souvent la tête à voir une dispense de sport arriver. J'ai souvent entendu dire que j'étais faignante ou que je faisais semblant, etc. 

Puis ceux au lycée qui imitent dans votre dos la démarche d'une personne qui a du mal à marcher pour faire rire la classe.

Cela continue avec les professeurs qui exigent que le livre bien épais et bien lourd, qu'on utilise (presque) jamais, soit apporté à tous les cours, sans exception. Histoire de bien vous faire mal au dos en pleine période de croissance.
On retrouve au quotidien des collégiens avec des « sacs tortues », aussi volumineux et lourds à porter qu'une carapace de plomb (peut-être le prix du savoir...). Cela me scandalise, merci aux livres numériques qui maintenant se démocratisent.
Combien de fois je me suis vue supprimer des points sur mes contrôles car je n'avais pas pu apporter le livre, ou alors qu'ils n'acceptaient pas un pour deux. Même avec un mot de mes parents pour expliquer que j'étais en crise, que je ne pouvais pas porter de poids et qu'à 15 ans j'étais déjà sous codéine, je me rappelle de certains enseignants qui trouvaient encore à redire et à râler.

Il est aussi difficile pour moi de rester concentrée longtemps, qui plus est dans la position assise qui dure, dure... Les douleurs en fin de journée sont bien pénibles à supporter certains jours. Et le niveau de fatigue le matin avant même d'avoir commencé la journée est souvent très handicapante.

J'ai souvent vu aussi mes notes encore s'alléger quand des points sont enlevés à tout va pour les fautes d'orthographe, alors même qu'avec une dyslexie sévère on part de très loin et que l'on a déjà fait beaucoup de progrès (c'est progresser et se dépasser qui compte non, surtout au collège – lycée?!)
J'avais aussi des profs qui ne mettaient systématiquement pas la moyenne même si le devoir était bien réussi. Sur un devoir à la maison, je suis d'accord, là où on a accès à un dictionnaire, un Bescherelle. Mais en cours, seul devant sa feuille... Quel est le but de la sanction par la note ? Ecoeurer encore un peu plus l'élève en le sanctionnant et le pousser à ce qu'il ne fasse plus rien pour améliorer son orthographe ?

Alors, difficile avec tout cela de garder une moyenne générale au-dessus de 10 !!! Surtout qu'en étant dispensée de sport je ne pouvais pas me rattraper avec une bonne note en EPS.
Je n'étais pas une flèche au collège, personne n'aurait parié sur ma réussite dans le milieu qui me passionnait déjà (sauf quelques rares enseignants), et pourtant ! On fait sa place, on se la crée et avec de la volonté on arrive à tout !
 

Et puis j'ai débarqué à la fac. Là où pour une personne en difficulté l'ambiance devient très vite hostile et où règne une inhumanité assez déconcertante au niveau administratif, médecine préventive, corps enseignant, etc. 

Jusqu'au jour où... le début de ce coup de gueule : se voir attribuer un zéro coefficient 7,5 à un partiel pour lequel j'étais malade (pas le petit rhume, ni une envie d'aller à Palavas, à la plage...). Et le pire, être interdite strictement de rattrapages, car j'ai validé mon année par compensation... 

 

Toutes les illustrations ont été achetées sur le site Fotolia. 

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